Collecter les données brutes
Première règle : aucune intuition, que des chiffres. GPS, fréquence cardiaque, puissance, vitesse moyenne ; chaque capteur délivre un flux continu, comme une rivière d’informations. On télécharge les .fit, les .tcx, on extrait les TSV. Une fois les fichiers rassemblés, on élimine les “outliers” évidents – un pic de 600 W qui dure deux secondes, c’est du bruit, pas du talent. Vous avez le tableau, vous avez les bases.
Transformer les chiffres en indicateurs pertinents
Ici, on passe du brut au sens. On calcule le VAM (Vitesse Ascensionnelle Maximale), le FTP (Functional Threshold Power), le TSS (Training Stress Score). On regarde le temps passé dans les zones de puissance : zone 3, 4, 5 – c’est le baromètre de la résistance à l’effort. Et puis, on normalise. On divise la puissance par le poids, on obtient le W/kg, l’indicateur qui sépare le sprinteur du grimpeur. Vous avez le tableau de bord, chaque case raconte une histoire, mais l’histoire doit être lue à la lumière du terrain.
Comparer et interpréter les performances
Comparaison directe : même segment, même jour, même météo ? Non ! On utilise les modèles de correction climatique. On corrige la vitesse par la densité de l’air, on ajuste le FTP par la température ambiante. Ensuite, on crée des groupes d’équivalence : coureurs aux mêmes profils, même parcours, même saison. C’est là que la donnée devient puissante. Vous voyez qui monte plus vite, qui garde son rythme, qui a la meilleure récupération. Un pic de 2 % de gain sur le Sprint final peut valoir la médaille aux Jeux. Et si vous avez besoin d’un repère externe, rendez-vous sur cyclismeparissportif-fr.com.
Action immédiate
Arrêtez de deviner, ouvrez votre dernier fichier .fit, créez un tableau W/kg vs. VAM, appliquez le facteur météo, notez le top 3 des améliorations et intégrez‑les dans votre prochaine séance d’entraînement.